La proscription des baudets à Tournai en 1869 vue par le « Courrier de l’Escaut »

Il peut paraître étonnant de publier cet article dans une série relative aux hitoires de l’histoire d’Orcq. On se souviendra que les habitants d’Orcq et de Kain étaient appelés jadis « Les baudets d’Orcq » et « Les baudets de Kain » en faisant allusion aux charettes des marchandes de légumes de ces villages tractées par des ânes arrivant à Tournai les jours de marché.

C’est justement ces baudets qui furent frappés d’interdiction de stationner dans la ville en 1869. On se doute que cette mesure a dû être abondamment et passionnément discutée dans les chaumières d’Orcq et de Kain.

L’échiquier politique était relativement simple à l’époque : pas de problèmes communautaires et deux partis politiques : les catholiques et les libéraux qui se vouaient une haine tenace. Il n’a d’ailleurs pas fallu chercher longtemps pour savoir quelle était la couleur du pouvoir communal à cette époque. La simple lecture du premier article de cette « Affaire des baudets » dans le « Courrier de l’Escaut », journal catholique, est révélatrice et a permis de savoir que le pouvoir était libéral en ce début d’année 1869.

Cette proscription vise à interdire de parquer les animaux de trait amenant les denrées au marché de Tournai à la rue des Jardins et les rues contigües.

La configuration des lieux étant bien différente à l’époque quand la rue Royale n’existait pas, nous pensons qu’il n’était pas superflu de montrer un plan de Tournai datant de 1838 : Plan géométrique de Tournai par U. Picquet

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Affaire de Saint-Genois: relative à des difficultés survenues entre l’autorité laïque de Saint-Genois et l’autorité ecclésiastique, à l’occasion de l’établissement d’un nouveau cimetière dans cette commune. Le vicaire Van Eecke ayant finalement été acquitté en seconde instance.

Scandale financier autour de l’assainissement de la Senne appelé aussi affaire Doulton.

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A propos de Mr S. il faut noter que la famille Sacqueleu dont deux membres seront plus tard sénateurs libéraux était propriétaire d’un hôtel de maître à la rue de Jardins – voir plan en début d’article.

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La présentation du premier vélocipède à Tournai a donné l’occasion au journaliste de faire une sorte de coq à l’âne en embrayant directement de l’invention nouvelle à l’affaire des baudets!

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Quelques mois plus tard les élections approchant, un lecteur (ou un journaliste déguisé en lecteur) dit qu’il se souviendra de l’affaire de baudets.

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Le journal n’informe pas le lecteur sur la façon précise dont « l’affaire des baudets » s’est terminée. Mais on peut penser que les animaux ont trouvé refuge à la place du Becquerel à l’écart des oreilles et nez libéraux sensibles!

Le lecteur trouvera ci-dessous deux photos bien postérieures aux événements qui illustrent le métier de maraîcher à cette époque.

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Photo Jules Messiaen, date inconnue

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Maraîchère au quai Notre-Dame

Photo René Desclée AIT RD 4278 août 1897

Les tableaux vivants, un divertissement oublié pratiqué au début du XXe siècle au château de la Marlière à Orcq.

Au XIXe siècle et au début du XXe, la Marlière à Orcq était la propriété de la famille Crombez. C’est Victor Crombez qui vers 1845 y avait fait construire le château néo-gothique détruit par les Allemands en fin octobre début novembre 1918. Henri Costa de Beauregard et dixième marquis de Beauregard[1] et arrière-petit-fils de Victor Crombez a laissé des mémoires inédits dans lesquels il fait allusion aux tableaux vivants organisés à la Marlière par son oncle Raymond Crombez.[2] Issues des archives privées du petit-fils d’une des figurantes de ces tableaux, des photos illustrent ce divertissement pratiqué dans les familles aristocratiques de l’époque[3]. Le tableau vivant : Communément défini comme un arrangement de personnes vivantes, mais figées reproduisant une composition artistique, que ce soit une peinture, une sculpture, une estampe ou une scène littéraire, le tableau vivant aurait connu son apogée au début du XIXe siècle avant de déchoir en simple divertissement populaire.[4] Goethe le définissait comme un hybride entre la peinture et le théâtre.

Voici ce qu’en dit, en 1968, Henri de Beauregard, environ 10 ans à l’époque: Par deux fois l’oncle Raymond organisa des tableaux vivants. Tout Orcq et des voisins choisis participaient à ces tableaux. Il s’agissait d’évoquer pendant quelques secondes d’immobilité absolue des tableaux connus que l’assistance essayait de deviner. Tout cela nécessitait une mise au point exacte et minutée ainsi qu’une mobilisation de toute la maisonnée pour faire les costumes, l’habillage, les accessoires et le réglage des éclairages, ce qui était peu commode avec le gaz. Les répétitions étaient sérieuses et se déroulaient sous la direction de l’oncle Raymond.

Les figurants : nous reprenons en italiques la façon dont ils sont désignés sur les photos :

Le comte Charles de Beauffort. 1872-1928.

La comtesse Charles de Beauffort. Née de Riquet de Caraman. 1881-1975. Le couple habitait au château de Bossuit.

Henri Costa de Beauregard. C’est le marquis Henri Costa de Beauregard cité plus haut, neveu de Raymond Crombez

Raymond Crombez. 1879-1949. Par arrêté royal du 2 mai 1910 il pourra adjoindre à son nom celui de sa mère, Rémond de Montmort, dont  la famille était éteinte par les mâles. 1897-1984

Madame Raymond Crombez. Née de Froidefond de Chatenet de Florian.

Le baron d’Hoogvorst

Le comte de Lameth. 1875-1956

La comtesse de Lameth. Née Suzanne Crombez sœur de Raymond. 1883-1963.

La comtesse Charles de Lannoy. Née Suzanne de Baillet-Latour. 1877-1966.

Le comte Ferdinand de Lannoy. 1873-1929. Charles et Ferdinand de Lannoy sont frères, fils de Ferdinand père et Marie Joséphine de La Pierre de Frémeur. Ils habitaient Velaines.

Le comte Philippe de Lévis-Mirepoix

La comtesse Philippe de Lévis-Mirepoix. Née de Beauffort, sœur de Charles cité ci-dessus. 1877-1919. Le couple habitait au château de Bossuit

Le vicomte Charles de Maulde. Il habitait le château de Ramegnies-Chin.

Les portraits :

Ils ont été réalisés par Gustave Triebels, 31 marché aux Jambons à Tournai, en 1907.

1 Le portrait de l’impératrice Joséphine

Pierre-Paul Prud’hon un des artistes favoris de Napoléon et de Joséphine de Beauharnais, a réalisé ce portrait de 1805 à 1809. Il représente l’Impératrice dans le parc de la Malmaison. Au décès de l’Impératrice, en 1814, il revient à sa fille la reine Hortense. Il est définitivement acquis par le Musée du Louvre en 1879. Redonnons la parole à Henri Costa de Beauregard : Je vois encore, de Gérard, « Joséphine à la Malmaison », pensivement assise sur son rocher, personnifiée par tante Charlotte (Mme Raymond Crombez). La photo représentée ici est cependant bien inspirée du tableau de Prud’hon. Le tableau de Gérard représente l’impératrice assise sur un fauteuil.

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 2 Le portrait de la Grande Mademoiselle

La Grande Mademoiselle 1627-1693 : c’est Anne Marie Louise d’Orléans, petite-fille d’Henri IV et cousine germaine de Louis XIV. À gauche la photo de Lady Maud Warrender née Ethel Maud Ashley-Cooper 1870-1945, chanteuse et comédienne amateur anglaise qui se produisait gratuitement pour des galas de charité. Elle est photographiée dans le rôle de Grande Mademoiselle. En bas madame Philippe de Lévis-Mirepoix dans le tableau vivant inspiré de la photo.

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 3 Le portrait de la princesse Tarakanova

Le tableau du haut représente la princesse Tarakanova dans un cachot. C’est une Russe d’origine incertaine qui se prétendait descendante des Tsars et qui fut emprisonnée par Catherine II.  La peinture date de 1864, elle a été réalisée  par Konstantin Flavitsky.

Voici ce qu’en dit Henri Costa de Beauregard dans ses « Souvenirs de famille » : « La Princesse Tarakanov »prisonnière dans son cachot inondé par une crue subite de la Néva : la malheureuse grimpée sur son grabat était assaillie par deux gros rats d’autant plus horrifiques que pris quelques jours avant ils étaient tout fraichement naturalisés !

On retrouve madame Charles de Beauffort dans le rôle de la princesse.

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  4 Un plat en porcelaine de Wedgwood

La porcelaine de Wedgwood est caractérisée par le style classique néo-grec.

C’est Cupidon représenté ci-dessous sur une porcelaine de Wedgwood qui a été choisi comme thème de ce tableau vivant. Voici ce qu’en dit Henri Costa de Beauregard dans ses « Souvenirs de famille » : J’eus mon heure de gloire quand, dûment frisé au fer, poudré de talc, ailé, les yeux bandés j’incarnai Cupidon tendant son carquois à deux déesses drapées de blanc : Mesdames de Lévis et de Lannoy… (madame Charles de Lannoy) le tout sur fond bleu ciel, le modèle étant une bonbonnière de Wedgwood.

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 5 D’après un tableau de fête galante de Watteau

Watteau ne donnait pas de titre à ses tableaux et ce n’est qu’après sa mort que la peinture qui a inspiré le tableau vivant a reçu le nom de « Partie carrée ». Le tableau vivant a été réalisé en vue in verse du tableau original. Il semble que Raymond Crombez se soit plutôt inspiré d’une gravure copiée du tableau en vue inverse par Moyreau. De gauche à droite on retrouve dans le tableau vivant, Ferdinand de Lannoy (Pierrot), mesdames Charles de Lannoy et Charles de Beauffort et Raymond Crombez (Scaramouche).

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6 Les derniers honneurs rendus aux comtes d’Egmont et de Hornes

Ce tableau peint en 1851 par le peintre tournaisien Louis Gallait se trouve au musée des beaux-arts de Tournai. Il mesure 2m 33 / 3m 28. Devant le succès remporté par son œuvre Gallait l’a reproduit plusieurs fois en dimensions réduites. Il représente l’hommage rendu par les arbalétriers de Bruxelles aux comtes décapités le 5 juin 1568 sur la grand-place de Bruxelles sur les ordres du duc D’Albe.

Henri Costa de Beauregard se souvient dans ses « Souvenirs de famille » de ce tableau : Je vois encore les « Têtes coupées » de Gallait (autre dénomination de la peinture), tableau fameux du musée de Tournai, rappelant l’épisode tragique, sous la domination espagnole, de la décapitation des comtes d’Egmont et de Hornes. Plus loin il écrit, décrivant sa participation à ce tableau vivant : Je n’avais droit qu’à des rôles modestes d’enfant de chœur allumant les cierges devant les corps des suppliciés par exemple.

Egmont et Hornes sont représentés par Philippe de Lévis et Charles de Beauffort. Debout de gauche à droite : Henri Costa de Beauregard, Raymond Crombez, Ferdinand de Lannoy, Charles de Maulde, d’Hoogvorst et de Lameth.

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 7 L’archange Gabriel peint par Fra Angelico

Le thème de l’Annonciation a été à de multiples reprises le thème choisi par Fra Angelico dans ses peintures. Nous avons reproduit celle-ci, réalisée vers 1429-1430, qui se rapproche le plus du tableau vivant. L’archange est représenté par madame de Lameth. Au risque de nous accuser de discuter du sexe des anges, on peut se demander s’il était judicieux de choisir une dame pour interpréter l’archange Gabriel !

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Il nous a paru intéressant pour terminer cet article de publier une carte correspondance découverte il y a peu par un collectionneur. Elle représente la Marlière où avaient lieu les représentations. Oblitérée de novembre 1905, l’objet en est une invitation à la chasse envoyée au baron Ferdinand de Blommaert par Raymond Crombez. Comme on peut le voir elle a sans doute fait partie des archives de la famille Costa de Beauregard, donnons une dernière fois la parole à Henri : On répétait sérieusement sous la direction de mon oncle et la critique de la tante d’Aulan[5], sévère, mais compétent metteur en scène. On annexait notre salle à manger d’enfants où l’on dressait les tréteaux, la salle à manger ordinaire servant au public, avec buffet bien entendu.

Ainsi se passaient les loisirs à la Belle Epoque à la Marlière allant des « Tableaux vivants » aux parties de chasse. C’était avant la Grande Guerre qui mettrait un terme à cette époque : le château sera détruit en 1918 et les Crombez de Rémond de Montmort iront s’établir en France.

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[1] Henri Costa de Beauregard, Souvenirs de famille, non publié.

[2] Voir sur ce même site, sous l’onglet Gba « La vie de château à Orcq à la belle époque »

[3] Nous adressons nos remerciements au comte Charles de Talhouët de nous avoir permis de reproduire ces documents figurant dans les archives du château de Bossuit et sur lesquels on retrouve la comtesse Philippe de Lévis- Mirepoix  sa grand-mère.

[4] J. RAMOS, Le tableau vivant ou l’image performée, Institut National d’Histoire de l’Art, Mare et Martin, 2014

[5] Née Charlotte de Rémond de Montmort, belle-sœur d’Auguste Crombez, père de Raymond.

Trichromies réalisées à Tournai entre 1898 et 1901 par René Desclée – (Article écrit par Bernard Demaire et Bernard Desclée)

René Desclée, ce génial touche-à-tout, est bien connu pour les innombrables photographies qu’il a faites de Tournai durant la période allant de la fin du XIXe siècle au début du XXe. Ce qu’on connaît moins ce sont les deux à trois dizaines de trichromies qu’il a réalisées en 1898-1901. Nous avons ainsi pu reconstituer huit photos couleur de sa ville natale prises durant cette période.

Un peu de théorie

Qui en dehors d’un cercle restreint de passionnés de photographie connaît encore la technique de la trichromie ?

C’est Newton qui en 1666 découvre le spectre de la lumière blanche projetée sur un prisme en verre. Il est le premier à comprendre que la lumière blanche est faite d’un mélange de rayons de lumière de couleurs différentes.  

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Le schéma montre la fragmentation de la lumière blanche suite au passage des rayons solaires au travers d’un prisme. Si on associe un second prisme au premier, la lumière est recomposée. La trichromie inventée en 1869 par Charles Cros et Louis Arthur Ducos du Hauron est une application de cette théorie. Elle consiste à prendre trois photos noir et blanc distinctes d’un même objet, l’objectif étant recouvert successivement d’un filtre rouge, vert et bleu. La projection superposée des positifs au moyen de projecteurs munis chacun du filtre correspondant permet de reconstituer l’image en couleurs. On imagine facilement les contraintes de la méthode. L’objet photographié et l’appareil de prise de vue doivent rester parfaitement immobiles durant les trois temps de pose allongés par la présence des filtres. La méthode est donc limitée aux objets inanimés ou aux paysages. Enfin la projection demande une mise au point fastidieuse. René Desclée a fait l’acquisition d’une lanterne de projection  triple fabriquée par Molteni à Paris. L’inclinaison des trois objectifs superposés est réglée séparément de façon à pouvoir superposer les images. Il faut noter que les images sont uniquement visibles par  projection. René Desclée, contrairement à nous n’a donc pas pu réaliser de tirage photographique de ses prises de vue.

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Il tenait un carnet dans lequel il notait les résultats des prises de vues et des développements des trichromies. Son caractère perfectionniste apparaît dans les nombreuses autocritiques de ses réalisations. L’extrait ci-dessus donne le détail des temps de pose de la photo « Groupe d’objets polychromes » reprise sous le N° 10. En fonction du filtre employé ces temps varient de 4,5 secondes à 45 minutes !

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Le schéma montre le principe de fonctionnement. À gauche nous avons représenté les trois montages des positifs d’un groupe de huit papillons. Afin de les distinguer facilement, René Desclée a entouré les montages par des caches aux couleurs des filtres employés. Chaque projecteur, muni du filtre correspondant, pris isolément donne une image rouge, verte ou bleue. Lors de la superposition des images projetées, la photo finale apparaît. Les photos de la lanterne de projection sont également dues à René Desclée. On notera les tuyaux amenant l’hydrogène et l’oxygène nécessaires au fonctionnement des chalumeaux oxhydriques constituant les sources lumineuses. Quelques-unes des trichromies ont été reconstituées et imprimées dans les années 1980 par le photographe Robberechts (Photorob) à Tournai et en 2015 par Bruno Plouidy[1]. Des logiciels de traitement photographique permettent de nos jours de réaliser ces opérations à domicile. À l’exclusion de deux trichromies, le panorama de Sainte-Marguerite réalisé par Photorob (N°12), et la photo « Bouquet et vase » (N° 3) réalisée par Bruno Plouidy, les reconstitutions de ces trichromies ont été faites par nos soins en utilisant le logiciel GIMP.[2]

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Ces trichromies ont été réalisées entre le 16 décembre 1898 et le 10 avril 1901. René Desclée tenait un carnet dans lequel toutes ses photos étaient répertoriées. On peut voir ci-dessus la page relative aux dernières trichromies. On notera sous les numéros 2300 à 2302 les trois photos relatives à l’ensemble des huit papillons (voir photo N°6) qui a servi au schéma explicatif reproduit ci-dessus. La date de prise de vue est le 9 septembre 1899. René Desclée s’est intéressé à des sujets aux couleurs vives, tels les papillons ou les fleurs ainsi qu’à des vues de Tournai, sa ville natale.

Fleurs

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1 Corbeille de fleurs (porcelaine) RD 2261 à 2263 – 12 juin 1899

La corbeille est une pièce en porcelaine de Tournai au décor à la mouche.

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   2 Bouquet de capucines RD 2290 à 2292 – 27 août 1899

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   3  Bouquet et vase RD 2258 à 2260 – 8 juin 1899

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   4 Bouquet faux narcisses, vase bleu RD 2516 à 2518 – 10 avril 1901
                                       

    Insectes         

 

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5  Papillon RD 2513 à 2515 – 1er avril 1901

Ce papillon extrêmement commun est la petite tortue ou vanesse de l’ortie.

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6  Huit papillons RD 2300 à 2302 – 8 septembre 1899                                               

En haut de gauche à droite : piéride du chou, vanesse paon de jour, agreste devenu très rare en Belgique de nos jours. Au milieu à gauche : azuré et à droite : cuivré commun. En bas de gauche à droite : petite tortue, machaon et vanesse Vulcain.   

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 7 Chenille du machaon RD 2303 à 2305 – 28 septembre 1899

Objets divers

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 8 Groupe d’objets polychromes RD 2217 à 2219 – 30 décembre 1898

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9 Vase de Chine RD 2297 à 2299 – 9 septembre 1899

Tournai

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10 Tournai, panorama pris des remparts RD 2239 à 2243 – 23 janvier 1899                 

A l’avant-plan on peut observer l’église Saint-Piat, la photo a été prise à partir des remparts au boulevard Walter de Marvis.

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11 Tournai, panorama pris des remparts RD 2244 à 2246 – 26 janvier 1899   

Cette photo identique à la précédente, prise trois jours plus tard est moins nette, mais les couleurs en sont plus chaudes.  

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12 Tournai Sainte-Marguerite vue des toits RD 2252 à 2254 – 1er juin 1899

La photo a été prise de l’hôtel particulier de la famille Desclée au n° 41 de la rue Saint-Jacques.

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13 Tournai Saint-Jean et caserne RD 2284 à 2286 – 18 octobre 1899

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14 Tournai rue Garnier maisons RD 2255 à 2257 – 1er juin 1899

Ces maisons ont été détruites lors des bombardements de mai 1940.[3]

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15 Rue Rifflée RD 2287 à 2289 – 10 août 1899

Rue du quartier Saint-Jean disparue au milieu de la seconde moitié du vingtième siècle[4]

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16 Panorama, toits, vue prise de ma chambre RD 2229 à 2231 – 10 janvier 1899

Habitant au N° 41 de la rue Saint-Jacques (côté droit en s’éloignant du centre ville), ces toits se trouvent à l’arrière de la maison. Au fond l’église Saint-Nicolas.

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17 Vitrail, transept nord de la cathédrale RD 2236 à 2238 – 19 janvier 1899            

Les couleurs chatoyantes du vitrail constituaient un sujet de choix pour René Desclée. Ce vitrail de la croisée Nord du transept fait partie d’un ensemble prestigieux que l’on date des années 1500. Ces vitraux illustraient à la fois l’histoire du rétablissement de l’évêché de Tournai en 1146 (transept nord) et les privilèges du chapitre cathédral (transept sud) que celui-ci disait tenir du roi mérovingien Chilpéric[5].

Ces photos de Tournai sont très probablement les premières en couleurs de la cité.    

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18 René Desclée, autoportrait, 21 mai 1888 – RD 317.

Une grande partie des 7275 clichés repris par René Desclée dans son carnet a été déposée par son petit-neveu Bernard Desclée en France, à la Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (Archives photographiques, Fort de Saint-Cyr, 78 180 Montigny-le-Bretonneux, France). Ces clichés sont disponibles en ligne sur le site de la médiathèque. [6]        

Les auteurs remercient Patrice Guérin, animateur du site « Histoire des projections lumineuses » pour la relecture du texte accompagnée de ses conseils avisés.[7]

 

             

 

 

 

 

 

                     

 

[1] Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (Archives photographiques, Fort de Saint-Cyr, 78 180 Montigny-le-Bretonneux, France)

[2] Nous avons été grandement aidés pour ces reconstitutions par la consultation du site web de Thierry Delorraine http://www.thydelor.eu/photographie/trichromie.html

[3]S.TRANCHANT, site de l’Optimiste, http://optimiste.skynetblogs.be/archive/2016/03/21/tournai-la-lente-evolution-de-la-rue-garnier-8584786.html

[4] S.TRANCHANT, site de l’Optimiste, http://optimiste.skynetblogs.be/tag/rue+rifflee

[5] M.A.JACQUES, correspondance privée.

[6] http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr/fr/archives_photo/visites_guidees/desclee.html

[7] http://diaprojection.unblog.fr/

 

A propos d’un éventail ayant appartenu à Marie Clérel de Tocqueville – Crombez

La galerie Michel Weber à Paris a vendu en décembre 2016 un éventail réalisé par Alexandre Soldé à l’occasion du mariage de la comtesse Marie de Tocqueville. Le texte présentant l’objet est reproduit ci-dessous.

“Exceptionnel éventail qui fut commandé à l’occasion du mariage de Marie Augustine Crombez avec René de Tocqueville en 1863. La merveilleuse et riche peinture qui orne la feuille fût confiée au peintre Alexandre Soldé. Il y a représenté différentes scènes de la préparation du mariage à laquelle s’affairent de nombreux putti… préparation de la mariée, répétition de l’Orchestre de putti, préparation du banquet, déménagement et préparation de la future maison des mariés par ces mêmes putti qui apportent notamment le berceau, d’autres apportent des confiseries sur la boite desquelles est inscrit « pâtisserie de Cupidon » …L’artiste a discrètement signé la feuille au bas d’une volute de pierre intégrée dans le paysage. Il a également discrètement indiqué les noms des mariés, de Tocqueville et Crombez, en l’inscrivant sur les boites posées proche du diadème de la mariée (lisible à la loupe).  La monture est en nacre repercée, gravée, et dorée.  Elle est gravée de deux putti entourant une couronne comtale qui surmonte le chiffre MT (Marie de Tocqueville). La première lettre du prénom des mariées  M et R (Marie et René) est également gravée sur chaque côté de la gorge. Au revers, les écussons des deux familles et le chiffre de la mariée. L’éventail mesure 29,5cm fermé et 56 cm de diamètre ouvert.”

Marie Augustine Victorine Crombez

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Elle est la fille de Victor Crombez, propriétaire de la Marlière à Orcq dont nous avons parlé dans un article publié par ailleurs sur notre site (onglet Gbd La Marlière aux XIXe et XXe siècles – 2e partie) et de Augustine Françoise Louise Durot. Elle naît à Lille le 28 avril 1845 au N° 97 de la rue Royale dans l’immeuble occupé par sa grand-mère maternelle.

En 1863 elle épouse René Clérel de Tocqueville à Orcq en 1863. Elle décédée, sans postérité, à Menton le 8 février 1872 des suites d’une maladie pulmonaire contractée sur le front franco-allemand alors qu’elle soignait des victimes de la guerre. Certaines sources disent qu’elle a été prisonnière des Allemands et qu’elle est décédée des suites de sa détention. Pour honorer sa mémoire, une statue de marbre la représentant (photo ci-dessus) a été placée dans le parc de la Marlière et s’est retrouvée ensuite au château de Montmort appartenant à son frère.

René Clérel de Tocqueville

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Vicomte de Tocqueville, député de 1876 à 1877, né au Pecq (Seine et Oise), le 1er septembre 1835, neveu du philosophe politique, homme politique et historien Alexis de Tocqueville. Il s’engage en 1854 aux chasseurs d’Afrique, fait la campagne d’Afrique, puis celle d’Italie comme porte-guidon du maréchal de Mac-Mahon. Il est attaché à l’expédition de Chine comme officier de cavalerie à l’état-major du général Cousin-Montauban, et à celle de Cochinchine, comme aide de camp de l’amiral Charner. Capitaine aux guides en 1863, il donne sa démission, et se porte sans succès aux élections de 1869 pour le corps législatif. Nommé conseiller général de la Manche, pour le canton de Saint-Pierre-Eglise, il voit son élection invalidée pour vice de forme. Il reprend du service pendant la guerre de 1870, comme lieutenant-colonel du 72e mobile de la Manche. Il perd sa femme, qui,  faite prisonnière par les Prussiens, pendant qu’elle soignait les blessés, meurt des fatigues et des souffrances de sa captivité. Propriétaire du château de Tourlaville et maire de cette commune. Officier de la Légion d’honneur le 3 octobre 1871.[1] Il meurt à Le Tréport le 14 janvier 1917. Photo Hussards-photos.com.

Le mariage à Orcq le 22 juin 1863

Le mariage civil a lieu à la maison communale d’Orcq le lundi 22 juin 1863 à 10 heures. Parmi les témoins on trouve Louis Crombez[2] membre de la chambre des représentants, oncle de l’épouse. Le mariage religieux est célébré le lendemain mardi 23 juin. Louis Crombez est à nouveau témoin.

Les réjouissances prennent place le jour du mariage religieux comme en témoigne cet article publié dans le “Courrier de l’Escaut” du 21 juin 1863.

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Cette face représente les blasons des deux familles unis par un ruban rose portant la date de l’événement : juin 1863.

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Sous une couronne comtale on trouve à gauche du chiffre T des Tocqueville le blason des Clérel de Tocqueville : d’argent à la fasce de sable, accompagné en chef de trois merlettes du même et en pointe de trois tourteaux du même. À droite se trouve le blason de la famille Crombez : d’or au chevron d’azur, accompagné, en chef de deux flèches au naturel posées en pal et en pointe d’un pin de sinople.

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De gauche à droite cinq scènes relatives à l’union de René de Tocqueville et Marie Crombez sont représentées. De gauche à droite :

1 Les putti apportent un berceau, des jouets d’enfants et des dragées. Le vœu d’avoir des enfants restera malheureusement vain pour le couple. Marie décédera à l’âge de 27 ans sans descendance.

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2 Les putti transfèrent les bagages vers la voiture qui emmènera les jeunes mariés à l’issue des cérémonies. L’un d’eux porte une boîte de douceurs « Lune de miel » réalisées par Cupidon confiseur. La lune de miel est la période d’une durée d’un mois lunaire (29 jours) juste après le mariage. On n’employait pas encore l’expression « voyage de noces » à l’époque. La voiture emmènera les époux vers un voyage d’agrément ou vers leur nouvelle demeure. À l’arrière-plan on reconnaît la façade avant du château de la Marlière à Orcq où Marie Crombez a passé son enfance. Le château ne comporte qu’un étage et les combles. Un étage supplémentaire sera ajouté plus tard (voir photo point 4 plus loin)

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3 Des servantes aidées des putti apprêtent la jeune, elle a à peine 18 ans, future épouse. Dans un carton se trouve une couronne comtale qui deviendra sienne après le mariage. Le futur époux impatient de retrouver sa fiancée se voit interdire l’accès à la pièce par un putto, car elle n’est pas encore prête. Sur une volute de pierre en bas à droite on retrouve le nom de l’artiste – A Soldé – voir plus loin

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4 Dressage de la table du repas de noces. Des putti, habillés cette fois, dressent la table dans la grande verrière adossée à la façade arrière du château. Ce jardin d’hiver construit en 1853 avait donné lieu à une inauguration décrite par Bozière dans la «Feuille de Tounai » : « L’inauguration de cette merveille, sans précédent, se fit le 26 janvier 1853, par un bal de nuit où figura l’élite de la société tournaisienne et des étrangers de distinction venus de Paris, de Lille et d’autres localités. »

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5 Cette scène représente la répétition de l’orchestre des putti. L’animation musicale tenait certainement une place importante dans la fête, Victor Crombez étant membre de la société royale des orphéonistes de Tournai, dont il avait été président en 1850.

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6 Détail de la monture en nacre : deux putti entourent le chiffre et la couronne comtale de Marie de Tocqueville. On retrouve également les initiales M et R des mariés sur la monture.

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Le peintre : Alexandre Soldé

Né à Angers en 1821 et décédé à Paris en 1893. Il a connu une certaine notoriété au XIXe siècle. Le style très XVIIIe siècle qu’on retrouve sur la décoration de l’éventail avait déjà été remarqué en 1852 par un critique artistique[3] :

« Monsieur Soldé a consciencieusement étudié le règne de Louis XV et, sans être plagiaire, il rend avec une originalité charmante les attitudes maniérées et pourtant gracieuses de cette époque »

Il est entré en 1842 dans l’atelier de Léon Cogniet dont il est l’élève.

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L’éventait se trouve actuellement dans une collection privée en Allemagne.

 

[1] Dictionnaire des parlementaires français, Paris 1889

[2] Louis CROMBEZ : député libéral de Tournai de 1860 à 1891 et bourgmestre de la ville de 1872 à 1883.

[3] A. SOLAND, Bulletin historique et monumental de l’Anjou, Vol. 1, Angers 1852

Une photo panorama de Tournai datant de 1890

Un panorama inédit de Tournai réalisé par René Desclée en 1890.

René Desclée (Tournai 1868-1953). Ecuyer. Avocat, archéologue, photographe amateur. Pour une biographie complète nous renvoyons au livre : « René Desclée, photographe Tournaisien 1868-1953 » édité en 1988 sous la direction de Bernard Desclée par « L’Archéolgie Industrielle de Tournai – AIT »

C’est par Bernard Desclée, fidèle gardien des souvenirs de son grand-oncle que j’ai pu prendre connaissance d’une série de 6 clichés pris le 3 juin 1890 à partir de la tour de l’église Saint-Brice. Ces photos donnent un panorama complet de Tournai. Trois d’entre elles ont pu être juxtaposées pour former un panorama saisissant de la rive gauche de l’Escaut il y a presque 130 ans. Nous le livrons en fin de la communication après les photos isolées. Elles ont été déposées à l’Institut Royal du Patrimoine Artistique (IRPA).

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1 Panorama de la cathédrale (1) (RD 663)

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2 Panorama de la cathédrale (2) IRPA 132591 A (RD 667)     

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3 Panorama de Saint-Jacques IRPA 132588 A (RD 664)

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4 Panorama de Saint-Nicolas IRPA 132589 A (RD 665)

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5 Panorama de la gare IRPA 132590 A (RD 666)

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      6 Panorama de Saint-Piat IRPA 132857 (RD 662)

PANORAMA NCH 2

3 juin 1890. Panorama de la rive gauche de l’Escaut résultant de la juxtaposition des photos 1,2 et 3.

Le lecteur qui souhaiterait obtenir une copie à haute résolution du panorama peut m’en faire la demande.

A propos de Rémi Cogghe

Rémi Cogghe quelques informations complémentaires suite à un article paru dans « Le Courrier de l’Escaut »

Le 28 avril 2016, sous le titre « Un fils d’ouvrier Premier Prix de Rome » Jacques Hossey rappelait le souvenir de cet artiste né à Mouscron en 1854.

Les collections de l’AIT possèdent un album offert par le cercle artistique de Tournai à l’aquarelliste tournaisien François Lecomte (il semble que son nom s’écrivait bien Lecomte mais il signait ses œuvres Leconte) à l’occasion des ses 25 ans de présence au cercle. L’album reprend des photos d’œuvres exposées jusqu’en 1912 lors des différents salons. 

Page de garde de l’album.

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En page 5 Rémi Cogghe est repris dans la liste des souscripteurs et membre exposant du cercle en 1912, année de l’édition de l’album. Cinq de ses peintures sont reproduites dans l’ouvrage.

Agonie 1896

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 Restitution 1904

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Émoi 1905

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Vendredi Saint à la Scala Santa à Rome 1906

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Madame reçoit 1909

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Cette dernière, plus connue est exposée au musée de la Piscine à Roubaix[1] ce qui nous permet d’en donner une image en couleurs.

L’album contient beaucoup de reproductions d’œuvres d’autres artistes ayant exposé au cercle artistique de Tournai, il peut être consulté sur place.

 

 

[1]http://amisdelapiscine.blogspot.be/2011/09/madame-recoit-un-tableau-de-cogghe-mais.html

 

Explosion d’un remorqueur sur l’Escaut à Allain le 5 mai 1899

Quelques photos de René Desclée ont permis d’illustrer les articles du « Courrier de l’Escaut » relatant ce fait divers dramatique. Les extraits scannés du journal proviennent du site de la Bibliothèque Royale.

 

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5 MAI 1899

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A l’avant-plan la coque du remorqueur « La Lys » à l’arrière-plan l’église d’Allain

Photo AIT R. Desclée 4546

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Enveloppe de la chaudière du remorqueur « La Lys » qui a éventré un bâtiment des ateliers Carton

Photos AIT R. Desclée 4549 et 4550

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Le corps de la chaudière du remorqueur à l’arrière de l’usine Carton Photos AIT R. Desclée 4548 et 4557

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Coque du remorqueur « La Lys » Photo AIT R. Desclée 4556

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Poupe du bateau « Jeune Edgard » Photo AIT R. Desclée 4554

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6 mai 1899

« Le Courrier de l’Escaut » s’étend encore longuement

sur les événements de la veille. Outre la possible

surchauffe de la chaudière, une autre hypothèse pour

expliquer l’origine de la  catastrophe est avancée:

la présence accidentelle d’une cartouche de dynamite

dans le charbon.

Epilogue: suite à ces événements tragiques la rue parallèle à l’Escaut, située à moins de 100 mètres du fleuve, a reçu le nom de rue de la Lys.